Dossier Facebook et autres réseaux sociaux

Sur quels réseaux sociaux trouver Chtinux ?

Diaspora*

Il s'agit d'un logiciel libre et fédéré : n'importe qui peut héberger son instance (appelée pod) et les différentes instances sont connectées entre elles.

Chtinux est présent sur Framasphère, l'instance de Framasoft :

Voir avec Philippe/Arnaud/Fabien pour les accès

Twitter

Pas libre… nous l'utilisons pour toucher un public technophile, mais nous n'en faisons pas la promotion.

La troupe de l'écho des gnoux dispose de son propre compte Twitter : https://twitter.com/echodesgnous

Pour la forme et réserver le nom, on a ouvert un compte Twitter pour Chtinux : https://twitter.com/Chtinux. Voir avec Arnaud et Fabien pour les accès.

Sinon le compte diaspora est branché au compte twitter, donc il est possible de poster sur les deux réseaux en n'utilisant que l'interface diaspora. Mais dans ce cas nous sommes limités par les contraintes du moins-offrant, à savoir twitter.

Mastodon

Il s'agit d'un clone de Twitter, libre et fédéré : n'importe qui peut héberger son instance et les différentes instances sont connectées entre elles. Mastodon s'interconnecte aussi avec GNU Social pour former un même fediverse.

Chtinux est présent sur Framapiaf, l'instance de Framasoft : https://framapiaf.org/@Chtinux

Voir avec Arnaud pour les accès.

Chtinux aurait pu monter sa propre instance (comme suggéré sur la mailing-list), mais en avons-nous les ressources aujourd'hui ?

Regard critique sur les réseaux sociaux

Avant de s'embarquer, Chtinux a, à diverses périodes, avec des arguments qui peuvent varier, déjà songé à ne pas être présent sur les réseaux sociaux. Le thème est vaste, et de nombreuses associations souhaitent être informées des critiques qu'on peut établir à leur égard.

Voir aussi les atélilis sur le thème : http://atelili.tuxfamily.org/wiki/atelier:liste

Ci-dessous donc, pèle mèle, des notes incomplètes sur tout cela…

Introduction d'une critique des réseaux sociaux

D'un point de vue informatique et technique, la définition de ce qu'est un “réseau social” n'est pas si évidente. Il s'agit en tout cas d'un moyen de communication (comme l'email, la messagerie instantanée, les sites web, les visioconférences…) qui propose quelques facilités pour choisir avec qui l'on communique (des amis, la famille, des collègues, des personnes que l'on ne connaît pas, des personnes trouvées selon un centre d'intérêt commun…).

Réseau_social

Facebook, Twitter, Last.fm, Diaspora… sont des réseaux sociaux.

On est conscients que l'informatique est histoire d'évolution. Ca veut dire qu'on adopte des outils toujours plus pratiques, toujours moins austères. Ça ne dérange pas les geeks de changer d'outil. Donc pourquoi se priverait-on d'aller sur ces réseaux sociaux ?

L'objectif de cette page n'est pas de disqualifier tous les réseaux sociaux, mais plutôt de regrouper les critiques que l'on peut formuler sur certains d'entre eux, en particulier Facebook.

Brouillon

L'informaticien(ne) va s'intéresser au moyen de transport. Un moyen de transport est idéal lorsque :

  • Rien ne se met en travers de son chemin, de l'emetteur/trice jusqu'au destinataire. On aime discuter de personne à personne, sans que cela passe par un intermédiaire1).
  • Le protocole de communication est ouvert. On connaît ainsi le fonctionnement de cette communication, on peut ainsi concevoir des logiciels qui l'implémentent. Si en plus ce protocole est standardisé, on sait qu'il y a un gros travail d'ingénierie derrière.
  • Le message circulant via ce moyen de transport, par contre, peut être chiffré avec des algorithmes vérifiés par des experts en cryptographie. Le chiffrement est hautement souhaitable pour garantir la confidentialité de nos communications, et éviter que nos messages soient lus par des tiers.

critique à réintégrer

Lorsqu'il s'agit de publier du contenu sur internet (articles, musiques…), les grands prestataires que sont myspace, youtube (google), facebook, microsoft et d'autres se sont empressés de nous faciliter la vie. Les problèmes que posent ces services sont pourtant nombreux, simplement du fait que vous devenez dépendants de la politique d'une boite dont l'objectif est principalement de faire du pognon. Ils disposent pour cela de plusieurs manières de vous prendre en otage:

  • La structure de ces services est généralement assez rigide, vos possibilités dépendent de l'interface qu'ils vous proposent, des fonctions qu'ils implémentent. Libre à eux de rendre payantes les possibilités supplémentaires.
  • Ils utilisent des réseaux non-interopérables: vous ne pouvez pas vous connecter à ces réseaux par des outils autres que ceux qu'ils ont jugé acceptables (souvent, uniquement les leurs). Cette ouverture est pourtant nécessaire2) pour que des plateformes délaissées (type Linux/BSD) puissent les utiliser.
  • Un manque de contrôle de vos données: vous pouvez alimenter le réseau en données (ce que vous publiez), mais pas les rapatrier aisément une fois mises en ligne. Les fichiers sont captifs à moins de les extirper fastidieusement.
  • La monétisation de vos données directement contribuées: par exemple, sur youtube, c'est vous qui apportez le contenu (videos, commentaires…), et c'est eux qui le vendent (affichage de publicités ciblées…), ou indirectes: habitudes de surf, recoupement d'informations et profilage…
  • Collaborent avec plus ou moins de zèle avec les autorités. A l'opposé, des mesures techniques pourraient être prises pour limiter la rétention et la lisibilité des données.
  • Le fait que les solutions techniques employées sont rarement les meilleures: formats de fichiers fermés et en qualité dégradée, interfaces à base de technologies lourdes et propriétaires (flash…)
  • Les contrats que personne ne lit et qui vous lient à la boite qui propose le service contiennent toujours leur lot de merdes.

Pour toutes ces raisons, envoyez-les paître autant que vous pouvez. Des alternatives existent. Vous serez certainement toujours dépendants de quelque chose, mais pas toujours du pire.

Evolution des moyens de communication

Se faire une idée des outils de communication internet, par periode :

  1. Vieilles technologies : Newsgroups, sites web, IRC, email, listes de diffusion…
  2. Technologies 2000's : Forums, messagerie instantanée (ICQ, AIM, MSN, Jabber…),
  3. ? : Visioconférence (MSN, Skype, Ekiga…)
  4. 2010 : réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Identi.ca, à base de XMPP…)

Facebook ressemble à et assemble quelques outils que l'on connaît déjà. Il dispose d'un encart de messagerie instantanée (donc comparable à MSN/ICQ). Notre profil fait un peu office de blog (donc comparable à avoir son propre site web). On peut selectionner des fils auxquels s'abonner pour recevoir les nouveautés (principe des flux RSS).

Critiques sur MSN

Alors que MSN était le système de messagerie dominant dans certains pays, beaucoup ont pris conscience que :

Il était très difficile de concevoir un logiciel compatible avec MSN car le protocole de communication utilisé par MSN est propriétaire. Cela signifie que les logiciels libres qui désiraient être compatibles avec MSN devaient faire de gros efforts pour rattraper le degré d'utilisabilité du MSN officiel. Cela signifiait aussi que des utilisateurs/utilisatrices n'avaient pas la possibilité de discuter avec des contacts MSN car n'avaient pas un système Windows, et que Microsoft ne prévoyait pas de solution pour eux.

Nous devions subir la censure automatique de nos messages. Par exemple, Microsoft n'autorisait pas qu'on partage des liens vers le site The Pirate Bay (https://torrentfreak.com/microsoft-censors-pirate-bay-links-in-windows-live-messenger-120324/)

Peut-être parce qu'il sentait que son heure tournait et que ses parts de marché étaient encore conséquentes, la publicité s'est immiscée peu à peu dans le logiciel, on pouvait quand même bidouiller pour la retirer.

Comparaison avec Facebook :

  • Facebook utilise les protocoles de communication nommés HTTP et XMPP, qui sont libres, cool !
  • Facebook est utilisable sur de nombreuses plateformes (Linux, Mac, Windows, BSD…) du fait qu'il s'agit d'un site web (HTML/CSS et javascript compréhensibles par de nombreux navigateurs web), cool !
  • Le code source du site facebook.com n'est pas libre, pas cool !
  • Facebook conserve les données échangées ! pour remplir sa fonction. Là où avec MSN, l'historique est conservé par le logiciel, bien qu'on ne sâche pas si MS stocke les conversations de son côté.

Ce qui est reproché à Facebook aujourd'hui a pu l'être pour d'autres services auparavant.

Les critiques qui s'appliquaient à MSN (ou ICQ) s'appliquent aussi à Facebook. Les critiques qui s'appliquent aux «Service As A Software Substitute» (SAASS) s'appliquent à Facebook. De nouvelles critiques : rétention de données, commerce des données, censure.

Arsenal critique du libriste

  • Critique des GAFAM, critique de la centralisation, autorité (censure) et contrôle (dépossession des données), sécurité en question.
  • Critique du logiciel libre : protocoles ouverts, code source libre
  • vie privée ? Google connaît notre état de santé mieux que nos proches. Information = pouvoir.
  • Code source
  • SaaS
  • Rétention de données
  • Réseau fermé - interopérabilité
  • Organisation politique (collaboration avec les autorités, fonctionnement fermé et hiérarchique plutôt que communautaire)
  • Marketing. Revente de données, publicité.

Points à développer

* Avec quels outils un libriste convaincu communique-t-il ?

  • Essentiellement l'email, un retour aux sources…
  • Un petit peu Jabber/XMPP, et IRC
  • Mais on lorgne aussi sur : Jitsi, Tox et quelques services WebRTC comme Appear.in pour les visioconférences.

* Qu'est-ce qu'ils peuvent faire de mal avec les données qu'ils détiennent sur nous ?

* Par rapport à un réseau social libre (à qui on confie sa vie), dont les données seraient collectées depuis l'extérieur : pas de CGU acceptées, donc légalement moins de possibilités. * Donner ses données, c'est donner du pouvoir. Qu'apprend Facebook ? (nos lieux/dates de RDV…). Quel abus en est observé par la suite ? (uniquement marketing ou politique ? Collaboration Facebook et autorités ?)

Liens :

http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/465389/eradiquer-facebook-pour-sauver-la-democratie ; ici, critique sur l'axe “le code de FB n'est pas libre” (donc pas de liberté d'orienter le code, fonctions cachées…).

Liens

Doit-on utiliser Facebook et Twitter pour communiquer avec le public ?

La problématique

Nos moyens de communication touchent principalement les initiés et les geeks. Il faut aller chercher les gens là où ils sont si on veut les toucher. À noter SI ON VEUT LES TOUCHER. La question du public de Chtinux est à définir également

Soucis : ils sont sur Facebook… Utiliser les réseaux ghettos c'est déjà les promouvoir.

À lire à ce sujet : les recommandations de Richard Stallman pour utiliser Facebook sans vendre son âme au diable (décembre 2016). Il existe aussi une traduction en français de cet article, publiée sur Indymedia Nantes

Il existe des alternatives mais elles ne sont utilisées que par des initiés.

Contrairement à Windows Vs GNU/Linux il n'y a pas de pont entre les ghetto et alternative et on touche à l'effet réseau : faire migrer une personne ne sert à rien. Si les amis restent dans le ghetto, l'alternative sera vite oubliée dans un coin (cf migration MSN/Jabber pour ceusses qui ont essayé)

Avant de partir sur un réseau ghetto il faut peut être voir si les médias que l'on a sont utilisables, utilisés et touchent la cible que l'on veut.

La cibles désirée

Un public non technophile et non averti

Si on veut partir sur du grand public

FIXME à compléter, pour, contre, quels canaux utiliser.

Les réponses possible

Facebook, Twitter

Utiliser uniquement les alternatives

Plus

  • On est clean

Moins

  • On ne touche que les initiés
Utiliser pleinement

Comme « tout le monde » sans se poser de question.

Plus

  • On touche du monde

Moins

  • On ne fait pas de libre
Utiliser les réseaux en sens unique

On utilise mais pour dire que les infos sont ailleurs.

Plus

  • On n'entre pas vraiment dans le jeu, on utilise les alternatives et on incite à les utiliser

Moins

  • On n'entre pas vraiment dans le jeu, on perd l'interactivité et les gens vont pas faire l'effort de cliquer
  • Ne pas oublier l'inertie générale qui rend la migration très difficile en réseau
Utiliser les réseaux à titre personnel

Chtinux ne l'utilise pas, certains membres si.

Plus

  • On est dessus
  • C'est pas Chtinux, c'est un individu

Moins

  • C'est pas officiel
  • C'est pas du libre pour autant
Utiliser les réseaux ghettos en doublon

On utilise les ghettos de la même façon que les alternatives (republication auto…)

Plus

  • On touche tout le monde et on garde les alternatives

Moins

  • On ne fait pas de libre
  • Les alternatives resteront désertes

Un public averti

Un public averti « entre nous » ?

FIXME à compléter, pour, contre, quels canaux utiliser

Réseau social propre à Chtinux basé sur elgg ??? Si on prend pour exemple le forum de discussion existant, la liste de discussion [membres] est suffisante et le canal officiel d'expression. Mais est-ce que tout le monde s'exprime ?

1) Il y a toujours des intermédiaires dans un réseau, ceux qui permettent l'acheminement des données. Ces intermédiaires ne sont pas conçus pour savoir ce qui circule par
2) A moins de procéder à de l'ingénierie inverse
 
resaux_sociaux.txt · Dernière modification: 2017/06/12 12:02 par Arnaud J.
 
Sauf mention contraire, le contenu de ce wiki est placé sous la licence suivante :CC Attribution-Share Alike 3.0 Unported
Recent changes RSS feed Donate Powered by PHP Valid XHTML 1.0 Valid CSS Driven by DokuWiki